Vous êtes un vide, un gouffre sans fond dans mon c½ur, maintenant que je vous ai perdu!
Mon cri d'amour était pour vous, désespéré, alerté. TOO LATE, TROP TARD.
Le néant maintenant fait figure de votre présence...
Dans une vie que je hais, qui me hait, qu'y a-t-il à trouver? Comment porter plainte sans bleus? La maltraitance existe aussi sur des adultes, mais la justice de prévoit pas la protection de ses citoyens.
Je voudrais partir, m'enfuir. JE NE PEUX PAS! Je suis clouée ici, dépendante de leur bon vouloir pour survivre, pleurant mon désespoir parce que je ne peux rien faire d'autre que de subir et d'obéir, et de me punir en crachant ma culpabilité dans le sol de ma chambre.
Parfois je me laisse mourir, mais le corps me pousse dans l'instinct, même si ça dure des jours... Je finis par retenir la corde et revenir... Personne ne le voit, parce que personne ne veille sur mon sort.
Mon avenir est forcé, et me dégoute. Toute cette vie dans laquelle je n'ai fait que me battre pour AUTRUI me dégoute, parce que je n'ai jamais rien fait pour moi, je n'ai jamais rien construit. Et je suis à leur merci... Fantôme, ombre de moi-même, au bord des larmes tous les jours, triste et apeurée, retranchée comme une bête qui se haït. Que faire de cette vie que je déteste? J'ai pensé à mourir, et j'ai essayé... Sans succès, je n'y arrive pas. Désespérée, j'y pense un peu trop souvent: à la mort, et à ces amis que j'aime plus que moi-même et qui ne sont plus. Je retombe dans ma solitude passée, où j'éprouvais des sentiments pour des êtes qui n'existent pas, je retourne en sombre léthargie, catatonie d'électrochoc. Mon c½ur a été trop éprouvé, je vieillis en maudissant celle qui m'a faite venir au monde et qui m'a collée à son corps avec de la glue... Je veux partir, je veux partir... Si je ne pars pas, je vais mourir... je ne tiendrais pas plus longtemps... Je suis prisonnière, je suis enfermée, et je n'en vois plus la fin...
Pourquoi suis-je née ?